Aller au contenu principal

Rechercher sur CooLWJ

选择搜索范围,输入关键词后按回车。

Langue

Sur le sentier de montagne, nulle pluie ; la verdure de l’air mouille les vêtements

Dans la montagne

Dynastie Tang・Wang Wei

Dans le ruisseau Jing apparaissent les pierres blanches,

天寒红叶稀。 — Le temps est froid, les feuilles rouges se font rares.

山路元无雨, Sur le sentier de montagne, il n’a pourtant pas plu,

空翠湿人衣。 La verdure suspendue dans l’air humecte les vêtements.

Laisser couler la poésie

Animation de l’univers poétique

Le contenu de l’animation conserve la version originale chinoise.

L’animation est prête.

Illustration par IA

Traduction

L’eau du ruisseau Jing a baissé, laissant émerger les pierres blanches.

Le temps se refroidit peu à peu ; les feuilles rouges se font déjà rares sur les branches.

Sur le chemin de montagne, aucune pluie ne tombait pourtant,

Mais le vert profond des montagnes, qui emplit l’air, donne l’impression que les vêtements eux-mêmes en sont humectés.

Notes

山中 : titre aujourd’hui courant, « Dans la montagne ». Le volume 128 du Recueil complet des poèmes Tang classe ces quatre vers comme le premier des « 阙题二首 » (Deux poèmes sans titre) de Wang Wei ; ils sont ici présentés séparément sous le titre usuel, sans y mêler le contenu du second poème.

荆溪 : nom du cours d’eau évoqué dans le poème. Les textes anciens l’écrivent aussi « 荆谿 » ; 谿 et 溪 sont synonymes. On ne déduit pas ici des vers un itinéraire de marche plus précis.

白石出 : les pierres blanches du ruisseau émergent de l’eau. « 出 » décrit leur apparition lorsque l’eau est basse.

天寒 : temps froid ; associé à la rareté des feuilles rouges, il évoque le passage de l’automne à l’hiver, sans permettre de fixer une année ou un jour précis.

稀 : peu nombreux, clairsemés ; les feuilles rouges restant aux branches sont désormais rares.

元 : à l’origine, en réalité. Le texte retenu ici est « 山路元无雨 », « sur le chemin de montagne, il n’y a pourtant pas de pluie » ; une autre page de Wikisource, intitulée Dans la montagne, donne « 山路天无雨 », leçon différente de celle du premier des Deux poèmes sans titre recueillis dans les Poèmes complets des Tang. La vérification a été faite d’après ce dernier recueil, sans mêler les deux textes.

空翠 : verdure des montagnes qui imprègne l’air ; l’expression décrit une couleur tout en transmettant la sensation d’être enveloppé d’un vert profond.

湿人衣 : donner l’impression que les vêtements s’humectent. Il faut rapprocher cette expression de « 无雨 » (« sans pluie ») pour comprendre la sensation de fraîcheur humide suscitée par les couleurs de la montagne, sans nécessairement supposer qu’une pluie réelle mouille les habits.

Présentation de l’œuvre

《Dans la montagne》 est un quatrain pentasyllabique de Wang Wei, décrivant ce qu’il voit et ressent en marchant dans la montagne le long d’un ruisseau, tandis que le froid s’accentue。Pierres blanches, rares touches rouges et vert profond se répondent dans ces vingt caractères;les deux derniers vers passent de « 无雨 », « sans pluie », à « 湿衣 », « vêtements mouillés », laissant une impression aux multiples couches sensorielles。La présente édition prend pour base le texte du premier des 《Deux poèmes sans titre》, au volume 128 des 《Poèmes complets des Tang》, et retient le titre aujourd’hui courant de 《Dans la montagne》。Aucune hypothèse n’est avancée ici sur la date précise de composition ni sur l’itinéraire。Ce passage, comme la traduction, les notes et le commentaire qui suivent, est un guide de lecture nouvellement rédigé, et non une préface de l’auteur。

Analyse littéraire

Le premier vers part du ruisseau, sans décrire directement son cours, et laisse plutôt les pierres blanches « 出 », apparaître. Ce seul caractère anime le rapport entre eau et pierre : lorsque l’eau est basse, la pierre se découvre ; plus sa couleur est nette, plus on imagine facilement la limpidité et la faible profondeur du ruisseau. Le blanc n’est pas ici un fond vide, mais la première forme et la première couleur que distingue le lecteur en entrant dans le paysage montagneux.

Le deuxième vers évoque ensuite « 天寒 », « le froid », faisant entrer dans le tableau une température ressentie par le corps。「红叶稀 », « les feuilles rouges sont rares », précise la saison tout en modifiant la composition。Ces feuilles ne couvrent pas tout le champ du regard, mais n’y apparaissent qu’en quelques touches éparses;leur rareté rend d’autant plus distincts leur rouge et le blanc des pierres du vers précédent。Le poème n’assimile pas directement le froid et la rareté au déclin, ni ne leur adjoint une méditation sur la destinée personnelle;à la lecture, il convient de conserver aux paysages leur poids propre。

Les deux premiers vers montrent des détails : les pierres du ruisseau, les feuilles sur les branches. Le troisième passe au « 山路 », le chemin de montagne ; la marche humaine entre dans le poème et le regard s’élargit de quelques éléments à l’ensemble du milieu. « 元无雨 », « il n’y a pourtant pas de pluie », pose d’abord une négation nette, comme pour reconnaître et clarifier une sensation. Le lecteur s’arrête un instant : puisqu’il ne pleut pas, pourquoi le vers suivant parle-t-il d’être « 湿 », mouillé ?

La réponse se cache dans 「空翠」, « la verdure emplissant l’air ». Le vert profond n’est plus seulement la couleur des arbres au loin : il semble remplir l’air et envelopper le passant. 「湿」, « mouiller », donne à cette verdeur visuelle la fraîcheur et l’humidité du toucher ; la couleur paraît pouvoir s’approcher du corps, franchissant la distance entre les vêtements et la forêt de montagne. Cette sensation n’est pas une affirmation à vérifier dans des relevés météorologiques, mais l’expression de l’expérience du poète plongé dans cette verdure intense.

La juxtaposition de « 无雨 » (« sans pluie ») et « 湿衣 » (« vêtements humides ») ne les annule pas l’un l’autre. Expliquer simplement qu’il s’est ensuite mis à pleuvoir dans la montagne priverait de sens la constatation du vers précédent ; réduire « 湿 » (« humide ») à un terme de rhétorique ferait manquer la réalité de la sensation corporelle. Lus ensemble, les deux vers montrent comment le poème fait coexister ce qui est réellement vu et ce qui est intérieurement ressenti : les vêtements ne sont pas nécessairement mouillés, mais la fraîcheur humide des couleurs de la montagne suffit à en donner l’impression.

Les couleurs du poème passent du blanc et du rouge au vert d’émeraude ; le champ du paysage s’élargit aussi, des pierres du ruisseau et des dernières feuilles jusqu’au sentier de montagne et aux airs. Le dernier vers revient à la présence humaine : le lecteur ne reste plus seulement à contempler le tableau de l’extérieur, il semble suivre le marcheur dans la montagne. Le poème ne décrit ni trajet de retour, ni décision de vivre en ermite, ni tournant particulier d’une existence ; son unité réside dans cette seule marche et dans les sensations qu’elle procure. Ces vingt caractères laissent au lecteur les couleurs de la montagne, toujours pleines malgré le froid, et l’instant où l’être humain rencontre le paysage.

Commentaires

Envoi en cours

Du poème, entrez dans l’histoire

Romans inspirés des poèmes

Relations humaines dans une Chine ancienne imaginaire

La verdure éthérée imprègne les habits

Gu Qinghe, qui vivait en dessinant des modèles, devait peindre un paravent de feuillages rouges pour payer son gîte et son couvert, mais ne vit sur la montagne froide que des pierres blanches et un vert profond. Un itinéraire dessiné pour un inconnu la mêla à des marchandises abîmées, à des modèles exclusifs et à un vieux pont à réparer. Allant et venant entre le bourg de montagne et la ville, tiraillée entre salaire, relations humaines et choix artistiques, elle apprit à répondre de ce qu’elle avait peint comme de ce qu’elle n’avait pas pu peindre.

Commencer la lecture

Création assistée par IA · Personnages et intrigue fictifs

Choisissez votre thème

Le thème s’applique à tout le site.